juin 2006

juin 2006
Vices infâmes, opiums de l'essaim, d'une horde insignifiante.
Poison lancinant parcourant les veines étroites et obstruées d'une matière science inexacte de vérité.
Ecorche et anesthésie lentement ce qu'il nous reste d'esprit.
Plonge et noie-moi dans un goufre vicieux.
Lorsque les mots et suggestions sont les inventions d'inventions.
Jusqu'où nous mène cette chaîne inexorable?
A quand durera cette futile épopée de détails volatiles emprisonnés et organisés de désordre?
Je vois luire devant moi une lumière que seuls les Hommes peuvent percevoir...

# Posté le mardi 29 août 2006 13:24

Modifié le mercredi 27 décembre 2006 11:50

Rédaction de Mai 2006

Rédaction de Mai 2006
Derrière de larges barres rigides et glaciales, un singe médite: "Ma vie est entourée de barreaux. Je ne suis pas plus qu'un tableau. Mon exhibition est ingrate. Sous cette vaste toile, mes représentations vous semblent comiques mais si vous êtiez moi elles vous seraient sadiques.Mon allure pitteuse, amusante et ridicule chaque soir n'a qu'une utilité : divertir un public alléché. Ce public oublie parfois que je suis sa plus proche lignée. Mon frère a mal tourné, avare de pouvoir et de cruauté, il soumet et écrase sans s'en soucier. Aucun autre habitant de cette planète n'aura eu plus d'audace. Lui a évolué, moi je suis resté singe. Doit-il se sentir fier de cette puissance inexpliquée?Dois-je me sentir ridicule de ma soumission invétérée?
Chaque soirée dans cette triste cage ressemble à la précédente , et plus horriblement il semblerait que je m'y sois accomodé!
Ce superbe jupon rose m'empêche de marcher, je dois danser, je dois rire, je dois crier. L'allégresse se répend dans les gradins. Ai-je choisi ma vie?
Sous les sourires infâmes et les cruelles moqueries, je fais ma sortie. Ma gloire s'est exilée: sa tête s'est penchée et mon heure est fânée.

# Posté le mardi 29 août 2006 13:50

Modifié le mercredi 27 décembre 2006 11:51

Description d'une surveillante (que je ne citerais pas), Avril 2006

Description d'une surveillante (que je ne citerais pas), Avril 2006
Un roquet! Voilà telle qu'elle m'apparaît. Ce petit chien vif et hargneux, dont les jappements excitent votre agacement. Ces yeux autoritaires, cette bouche large et cette voix portante dissimulent-ils un peu de douceur? Je n'ose l'espérer...
Elle chausse ses lunettes en équilibre sur la pointe de son nez, une jambe appuyée sr la
seconde, le dos droit. Elle exécute des gestes rapides. Mais lorsqu'elle balaie de ses doigts fins les cheveux qui viennent s'inviter sur ses joues dorées et tombantes, son visage s'adoucit et son regard semblerait même révéler une certaine mélancolie...

# Posté le mardi 29 août 2006 15:37

Modifié le mercredi 27 décembre 2006 11:54

Octobre 2005 (Aucune explication)

Cher journal,
Toujours cette irrationnelle peur de mourir.Ce combat intèrieur entre deux parties de moi. L'une me contraint d'effectuer des sortes de rituels tandis que l'autre me somme de ne pas exécuter ce que me demande la première, décrétant(à juste titre) que c'est tout à fait ridicule, inutile et qui plus est uen immense perte de temps. Hier soir j'ai passé trois heures. Trois longues et douloureuses heures. J'ai tout sorti examiné puis rangé rigoureusement, veillant à ce que chaque objet soit à la même place que la veille. J'ai ouvert chaque boîte qui en appelait une autre. Je savais qu'une fois de plus je me laissais submergée par ces obligations que je me fixais à moi-même.Chercher mais chercher quoi? J'avais cette angoisse atroce qui me tiraillait l'abdomen. Cette sorte de boule qui m'oppressait le coeur. J'ai répété certains gestes une trentaine de fois. Parfois cela prenait des proportions: chaque chose représentait un danger potentiel, si bien que je regardais, affolée, un peu partout ne sachant plus où aller. L'étreinte au fond de ma gorge s'était reserrée un peu plus, j'avais les mains moites.Et si je ne le fesais pas? Serais-je vraiment suceptible de mort ou la vie d'un de mes proche serait-elle réellement menacée? Je savais que toutes ces pensées et ces actes étaient absurdes. Qu'est ce que ça pouvait changerque je le fasse ou non? Mais il le fallait. Au fond de moi une voix implorait que je m'exécute alors que l'autre me suppliait de ne pas me laisser tenter. J'étais tiraillée entre ces deux êtres.
J'étais arrivée, complétement bousculée devant la porte du cagibi, reliée à ma chambre, qui devait être close comme chaque soir: "Je la ferme ou pas cette fichue porte?-Non il ne faut pas!-Mais si je ne le fais pas , qu'est-ce qui va arriver?"J'en avais fini par ne plus bouger, complètement envahie. J'hésite, mes muscles se raidissent, je regarde la porte et finis par lui crier: "Je ne te fermerai pas et demain rien n'aura changé!..enfin je l'espère."
Bien décidée à ne pas me laisser tenter: j'éteins mes lampes, embrasse ma mère et me retourne avec assurance vers le mur en opposition avec LA porte pour tenter de
m'endormir en pensant à autre chose.

J'ai finis par sombrer dans le sommeil, bien sûr en pensant à toutes sortes de maladies qui pourraient m'atteindre( sombre berceuse) et à force de fixer résoluement le mur mes paupière se sont fermées: ma peur vaincue par ma fatigue.
Je suis heureuse: rien n'a changé, et j'ai résisté, j'ai réussi!
Bien sûr tout n'est pas fini, mais c'est déjà une étape pour moi. Une première victoire contre ce qui est aujourd'hui appelé une maladie.

# Posté le mercredi 30 août 2006 14:58

Modifié le mercredi 27 décembre 2006 12:15

Peine de mort

Peine de mort
Que pensez vous de la peine de mort?? Votre avis m'intéresse...je l'attends!


J'ai choisi de traiter la peine de mort sous deux points de vues, l'intéret de l'argumentation étant de parvenir à défendre aussi quelque chose auquel on n'adhère pas.


Mes arguments POUR la peine de mort:
Le criminel doit être puni pour la souffrance qu'il a apportée aux proches de la victime qu'il a anéantis, ainsi que pour la douleur qu'il a engendrée chez la personne innocente dont il a cruellement ôté la vie.
Qui pourrait savoir son compagnon assassiné sans ressentir une féroce indignation en voyant son meurtrier couler de "douces" journées entre les murs d'un pénitencier surpeuplé, et savourer un plat de nouilles sautées en épluchant les pages d'un programme télé?
La peine de mort doit donc être employée pour que justice soit rendue.

Mes arguments CONTRE la peine de mort:
La peine de mort ne peut subsister ou être intégrée puisqu'elle va à l'encontre de valeurs primaires telles que l'égalité. Le bourreau en tuant n'est-il pas lui-même un criminel? Puisqu'en "éteignant" la vie chez l'accusé, il reproduit fondamentalement l'acte qu'aurait commis ce dernier. D'un point de vue religieux, les "exécuteurs" peuvent-ils se permettre de décider, comme s'ils avaient le pouvoir divin du sort d'un autre homme? Peuvent-ils décréter, à la place de dieu lui-même, de la mort ou non d'un être de nature égale à la leur? Comme s'ils pouvaient se soulever à un rang supérieur à celui de leur espèce propre. Pour ces raisons évidentes, le droit d'ôter la vie à un être humain ne devrait exister dans aucun pays.

# Posté le samedi 02 septembre 2006 14:48

Modifié le vendredi 18 mai 2007 04:55